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ça fait belle lurette...

Tranches de vie, tronche de cake
August 02

Le déménagement

Les déménagements sont les mouvances de l'existence. Ça bouleverse, ça empêche l'habitude...

Louise Portal

 

Chers amis qui m'avez suivi de près ou de loin,

 

Ce n'est pas de gaieté de coeur que je vous écris ce billet. Mais malheureusement, après d'importantes et persistantes incompréhensions entre les espaces persos MSN et ma personne, j'ai décidé de mettre les voiles. En effet, les trop nombreuses modifications et les trop rares fonctionnalités sont venues à bout de notre relation.

Ne pleurez pas, très chers lecteurs. Vous pouvez dès à présent me retrouver sur http://cafaitbellelurette.hautetfort.com. Actuellement, je recommence tout du début, je reprends les billets les plus anciens pour les perfectionner et ajouter de nouveaux éléments. Peut-être que sur le long terme cet espace est voué à disparaître, mais pas avant d'avoir tout transféré chez mes nouveaux potes Haut et Fort. Les évolutions là-bas ne seront pas forcément très rapides par manque de temps, mais je foisonne de nouvelles idées et de nouveaux concepts. Je n'ai absoluement pas l'intention d'arrêter tout le travail commencé ici, bien au contraire. C'est d'ailleurs pour cela que je m'en vais ! Je serais ravie de vous accueillir dans mon nouveau chez moi remis à neuf, où la vie me semble plus douce qu'elle ne l'est ici.

 

Au plaisir d'une prochaine visite, je vous embrasse bien fort.

 

A bientôt au pays de Belle Lurette...

July 25

L'Arnaque

Dans une bonne affaire, il y a toujours un pigeon ; si vous ne savez pas qui c'est, c'est que c'est vous !

Anonyme

 

Comme tout jeune branchouille qui se respecte, je possède depuis quelques années un petit appareil portatif permettant entre autre fonction secondaire d’émettre et de recevoir des communications orales. La personne qui a trouvé son nom a été fort inspirée lorsqu’elle a décidé d’appeler la Chose « téléphone mobile » ; dans un sens elle ne s’est pas vraiment cassé la nénette, mais à bien y réfléchir cela semble plus logique que « fil à couper le beurre » (qui de toute façon était déjà pris).

Société de consommation oblige, d’année en année j’ai acquis des boîtiers de plus en plus perfectionnés, jusqu’à atteindre la quintessence de la technologie moderne avec le dernier modèle en date : design slide, écran couleur, appareil photo, sonneries polyphoniques, WAP, machine à café… je l’aime beaucoup, malgré le fait déconcertant qu’à peine acheté il était déjà out. Pour lui prouver tout mon amour et marquer clairement mon territoire, je suis entrée dans un cycle infernal de customisation. Ca a commencé soft, avec un fond d’écran de ma composition constitué d’une photo péniblement prise en dépit du danger, un tel acte entraînant de façon irrémédiable un déchargement monumental de batterie. Mais rapidement, ça a été l’escalade. Le paroxysme a été atteint lorsqu’une monomanie hanta mon esprit déjà bien malade : doter mon bolide tunné d’une chanson en guise de sonnerie. Bref, le truc qui sur le papier a l’air top moumoute. Dans un souci de transparence, je vous confesserai que mon choix se porta sur « No Tomorrow » du groupe Orson. Je le concède, cette chanson est à Bach ce que les mémoires de Loana sont à Zola, mais je vous rappelle que nous devisons sonnerie de portable, cela ne constitue donc en aucun cas un crime de lèse-majesté. C’est ainsi que commença une longue quête qui devait logiquement me conduire, toute auréolée de succès, vers la mélodie tant espérée ; mais les événements furent loin de se dérouler comme prévu.

 

En consommatrice avisée et consciente de ses droits, je me permets d’être hyper exigeante sur la qualité. Je me suis donc mis en tête de trouver LA sonnerie, the good one, celle où on entend le monsieur s’époumoner, et je n’étais pas prête à accepter un quelconque consensus avec un bontempi poussif imitant pâlement la mélodie.

Après avoir passé en revue trois milliards de sites web proposant des produits plus nazes les uns que les autres, il me sembla avoir enfin trouvé une adresse à peu près honnête où je dénicha la perle rare qui franchit haut la main toutes les étapes de mon impitoyable sélection. J’eus même l’appréciable privilège d’obtenir un aperçu sonore de ma future propriété, c’est dire si on leur aurait donné le bon Dieu sans confession. Une fois mon choix confirmé, on m’invita à notifier la marque et le modèle de mon téléphone ; ce que je fis de bonne grâce. On m’attribua ensuite un code que je dus envoyer à un numéro surtaxé, ce que je fis de beaucoup moins bonne grâce… mais bon. J’ai commencé à tiquer quand M. SMS à 1,5 € m’a répondu en sollicitant des informations que j’avais données auparavant ! Mon caractère atrabilaire déjà bien mis à l’épreuve, j’étais à deux doigts de rétorquer vertement « mais je l’ai DEJA dit à ton collègue sur Internet, vous pouvez pas mieux faire suivre les infos non ? ». Cependant soucieuse de ne pas gaspiller plus que de raison mes deniers durement acquis, je m’abstins de tout commentaire désagréable. Ce n’est qu’après ces fastidieuses manipulations et un legs de 3 € que l’on consentit à me lâcher la sonnerie tant convoitée.

 

Mais mon calvaire ne s’arrêta pas là… car ce n’est pas tout d'acheter son bien, encore faut-il aller le récupérer sur le WAP (qui bien évidemment était mal configuré sur mon téléphone ; ce que j’ignorais jusque là). Après avoir galéré comme un forçat sur le site de « Couleur un peu plus foncée que jaune » pour trouver les bidouillages à effectuer, je compris douloureusement le sens de « Too many downoads » : ma sonnerie était perdue pour la France. Eh oui, il est impossible de télécharger plusieurs fois le produit, MEME SI L'ESSAI INITIAL A FOIRE !!! Les mégas bubbles, quoi. Je réitère donc le processus du début (en repassant par la case 3 €), je télécharge, et enfin tout le monde y met du sien. Néanmoins, mon téléphone ignorant totalement le sens du terme « mp3 », je me  retrouve avec une extension toute crevée qui compresse le son à mort. Ce qui devait être une sonnerie hyper tendance se transforme donc en vieux son nasillardement pourri. Pour couronner le tout, ce dernier ne dure que 6 secondes alors que sur le site il faisait bien ses 30 secondes : cherchez l’erreur...

 

 

Vous pensez sûrement qu’à ce stade, il aurait fallu être très con pour insister – d’ailleurs c’est une hypothèse que je n’exclus pas –, et pourtant c’est ce que je fis. Re-recherche de site honnête, re-trouvaille, re-sélection, re-3 €, re-téléchargement… pour obtenir une sonnerie en tous points identiques à la première. C’est là que j’ai arrêté les frais (dans tous les sens du terme) pour me rendre à l’évidence : je venais de me faire plumer dans les grandes largeurs.

 

Résultat des courses : 3 X 3 € + 5 € de connexion WAP = 14 €, soit environ 2,3 € la seconde. Cette mésaventure aura au moins eu un point positif : je m’étais toujours demandée comment la vente de sonneries pour portables pouvait être un business lucratif. Maintenant, je sais.

 

 

Bienvenue dans le monde de Belle Luette… (et de sa tête de pigeon !)

(Source : http://www.cnet.com.au/i/r/2004/MobilePhones/MobilePhones/22045960/samsung_e800_ge.gif)

June 26

L'Aventure

Voyager est un des plus tristes plaisirs de la vie.

Madame de Staël

 

Imaginez qu’un neuneu mal peigné, habillé d’une chemise rouge, arborant un sourire aussi niais qu’inquiétant et baragouinant un franglicagnol approximatif vous prenne en amitié et finisse par vous implorer à genoux de lui accorder l’hospitalité. Voilà en substance le concept de la sublime émission hebdomadaire de France 5 « J’irais squatter (euh pardon, dormir) chez vous ».

 

A première vue, le concept est honorable. Un reporter chevronné répondant au doux nom d’Antoine de Maximy va s’aérer quinze jours dans un pays exotique où il essaye de s’encanailler avec l’indigène afin de faire découvrir des us et coutumes extravagantes à de grosses feignasses occidentales mollement assises dans leurs canapés. Pour pimenter son séjour et se laisser surprendre par le grand frisson de l’inconnu, Antoine voyage léger : il ne possède pas grand-chose, à part un petit sac à dos dont le monde entier se questionne sur son contenu, et une caméra plantée au bout d’un bras métallique – ce qui le fait ressembler à l’inspecteur Gadget (Go-go-gadgeto-caméra !) –.

Les choses se compliquent lorsqu’on s’aperçoit que le soi-disant reporter chevronné n’est en fait qu’un vil pique-assiette, empoté de surcroît. Jeudi dernier, notre Indiana Jones national était en Inde : autant vous dire qu’on ne regretta pas le voyage (ce qui est le cas de le dire), car ce fut un grand moment de télévision française.

On se rend rapidement compte que Toinou s’en tamponne le coquillard des marchés artisanaux, s’en bat la couenne des massages locaux, et se soucie des temples indous comme de sa première layette. Une seule et unique question lancinante hante son esprit : « vais-je trouver un pigeon suffisamment charitable pour me laisser, sur un malentendu, pioncer chez lui ? ». En fait, Toitoine c’est un peu le Jean-Claude Duss de l’aventure.

 

Cependant, son émission a tout de même le mérite de nous réconcilier avec la nature humaine, car quelque soit l’endroit du globe visité, il y a toujours une bonne âme pour le prendre en pitié. D’ailleurs, cela fait des décennies que les scientifiques cherchent le dénominateur commun aux hommes des cinq continents. Qu’est-ce qui fait que nous sommes tous frères ? France 5 a résolu ce mystère et je m’en vais vous le révéler en totale exclusivité : c’est Antoine de Maximy.

 

Une fois la proie potentielle repérée, Titoine ne lui lâche plus la grappe ; il ne se décide à lever les voiles que lorsque son hôte, excédé par son sans-gêne, est à deux doigts d’attenter à ses jours. Nonobstant, de quel droit ce touriste d’opérette emmerde-t-il la moitié de la planète ? Peuples du monde, unissez-vous ! Ensemble, vous serez assez forts pour monter une cabale  vengeresse contre l’envahisseur !!! I have a dream, that one day tous les hommes, quelque soit leur couleur de peau et quelque soit leur religion, se donnent fraternellement la main en une grande ronde autour de la demeure d’Antoine, puis à la nuit tombée l’obligeraient à tous les accueillir !

 

En parlant de ça, il y a eu un passage très marrant où Inspecteur Gadget a cru s’être fait un ami en la personne d’un respectable toubib. L’autre, pas fou, a vite compris qu’il allait se faire sangsuer : il a donc profité d’une visite médicale à domicile pour se carapater par la porte de derrière. Notre ravi de la crèche en était tout dépité ! Dans un moment d’intense désespoir, il a même prononcé cette phrase mémorable : « chuis vert, j’ai perdu mon docteur ! ». Bon, dans un sens, semer un globe-trotter looser quand on a bac+8, ça doit pas être bien sorcier. Et pourtant, Hippocrate n’était pas au bout de ses surprises. En effet – signe de cordiale entente s’il en est – Toinet avait pris en photo son nouveau pote, et pour le retrouver il montra son portrait à tous les badauds qui passaient par là. Evidemment, le médecin était connu comme le loup blanc, et c’est ainsi que notre routard au rabais s’est pointé quelques heures après devant sa maison, toutes dents dehors. Le bonheur pouvait littéralement se lire sur son visage, mais ce sentiment ne semblait que très moyennement partagé par le doc.

 

Bref, le jeudi soir de 20h40 à 21h40 (sur France 5 pour ceux qui ont la TNT) ou le mardi de 14h35 à 15h45 (sur France 5 pour ceux qui ont pas la TNT), si vous avez un peu de cœur et rien de mieux à faire, je ne saurais que trop vous conseiller de regarder « J’irais dormir chez vous ».

 

Bienvenue dans le monde de Belle Lurette (et de ses découvertes télévisuelles réjouissantes !)

 

Source : Télé Z du 17/06 au 23/06

June 05

Le dysfonctionnement

Le soleil, quand on le regarde en face, ça fait faire des gros chou-chous.

Belle Lurette

 

L’histoire que je m’en vais vous compter se déroule un après-midi calme et ensoleillé de printemps. Nous voici plongés dans un magnifique paysage champêtre comme on ne peut en trouver que dans cette belle région qu’est le Nord Ardèche. Tout semble n’être que calme et volupté : les petits oiseaux construisent leur nid en attendant une progéniture imminente, les petites abeilles butinent les fleurs afin de fabriquer leur délicieux miel, les petits enfants profitent d’une journée sans école pour s’ébrouer dans les prés, les petits vieux sont rivés derrière leurs rideaux à espionner la palpitante existence de leurs voisins.  Bref, il règne dans ce décor de carte postale une tranquillité ronflante. On s’attend presque à voir débarquer Jean Ferrat et sa guitare, brayant de sa plus belle voix « Pourtaaaannnt, que la montagne est bêêêêêêêlleuh ! ». Mais non, aucune nuisance sonore ne vient ternir la sérénité absolue de ces lieux. Enfin, pour le moment. Car nul petit oiseau, nulle petite abeille, nul petit enfant et nul petit vieux ne se doute du drame qui se trame à deux pâtés de maison de là. Une tragédie s’apprête à voir le jour, plus ignoble encore que quand le voisin décide de passer sa p£µ% de tondeuse alors que merde on est en congés, et que c’est déjà assez rare pour être souligné. Hum.

C’est au moment où l’on s’y attend le moins qu’un bruit ignoble ressemblant au barrissement d’un éléphant enragé (et croyez-moi, question éléphant enragé je m’y connais) vient mettre en péril la quiétude de cette fin de journée. Les petits oiseaux s’en trouvent tout ébouriffés (si l’on admet comme postulat de base qu’un oiseau est naturellement bien coiffé), les petites abeilles en bourdonnent d’épouvante, les petits enfants se réfugient apeurés sous les jupes de leurs mères respectives et les petits vieux vont  chercher une longue vue afin d’observer la scène sous toutes ses coutures.

 

Belle Lurette vient de sortir de chez elle.

 

Vous me direz qu’il n’y a pourtant pas matière à faire un bruit d’apocalypse. En effet, vous répondrais-je. Ma grâce naturelle combinée à une parfaite éducation font que je sais être aussi discrète que le petit furet au fond des bois. Seulement, à mon grand dam, je suis née avec une tare incurable et assez rare, héritée de mes géniteurs (la seule chose qui me console un peu, c’est qu’Aînée en a hérité aussi, et toc). Ô Destinée, comme tu sais parfois te montrer cruelle lorsque tu tisses le fil de nos vies, nous qui ne sommes que de misérables humains !

Oui, je le dis et le confesse bien platement : je suis incapable de regarder le soleil sans avoir une irrépressible envie d’éternuer.

Après consultation des plus grands scientifiques internationaux, il s’avèrerait en termes profanes qu’en cas de forte luminosité, il y ait un bug entre les nerfs des noeils et nerfs du pif ; les seconds captant un message électrique destiné aux premiers (les petits indiscrets). Ceci ayant pour dommage collatéral de faire éternuer le propriétaire desdits nerfs. Dans un sens c’est vrai que cette histoire d’éternuement ça casse les pieds, mais ça a au moins le mérite de rendre plus intelligent. Par contre après ça, faut pas venir me dire que le corps humain est une merveille de la nature, que tout est étudié pour qu’il soit le mieux adapté possible à son milieu !!! Le mec qui est pas foutu d’assembler correctement trois nerfs qui se battent en duel sans se gourer, on devrait pouvoir lui demander des dommages et intérêts pour finitions mal faites.

 

 

Bienvenue dans le monde de Belle Lurette… (et de ses afflictions bizarroïdes !)

 

Source : http://www.lescale.net/sais184.html

May 22

Le Brevet

Une main, même vide, est parfois d'un grand secours.

Jean Ethier-Blais

 

Vouloir passer son brevet de secourisme est un acte humaniste des plus louables, et c’est l’objectif que je me suis fixée il y a une semaine. Le but de la manœuvre est de savoir comment sauver la vie d’une personne qui a perdu une jambe et fait un malaise, tout en étant hémophile et épileptique alors que vous êtes seuls dans la forêt, que votre portable n’a plus de batterie et que vous n’avez à votre disposition qu’une fourchette rouillée. Bref, cet ambitieux programme à ingurgiter en 9 heures top chrono ferait passer Mc Gyver pour « Bricolo et Bricolette font leur cabane ».

J’allais être guidée dans cette aventure qui s’annonçait épique par une monitrice en forme de Petite Mamie Mal Commode (P2MC), le cheveu blanc fraîchement permanenté. Cette dernière avait un troublant air de famille avec la vilaine Cruella d’Enfer, et dégageait à peu près autant de sympathie. J’ai découvert par empirisme qu’elle était également à moitié tarée et peu familière des technologies modernes (l’usage du trombinoscope lui était aussi naturel que l’est pour moi celui du nunchaku).

Ceci entraînait un dommage collatéral non prévu : les séances de secourisme ont aggravé mon aversion naturelle pourtant déjà marquée pour les personnes ayant dépassé le stade de la vie active.

 

Après ce premier contact un peu rude, j’ai fait la rencontre de mes compagnons d’infortune. Il faut préalablement savoir que dans tout groupe humain normalement constitué, on trouve toujours deux types d’énergumènes plus abominablement exaspérant l’un que l’autre : le pseudo-savant (PS) et le vrai-lourd (VL). Bien que le PS soit censé être là pour apprendre de nouvelles choses passionnantes en compagnie de charmants petits camarades, il connaît déjà tout le programme et serait prêt à toutes les bassesses pour le faire savoir haut et fort. Le seul avantage du PS est que son comportement a réveillé le tyran irascible qui sommeille au fond de la P2MC, qui pour le coup a failli en avaler sa perruque d’énervement.

Quant au VL, c’est encore moins reluisant. De nature profondément beauffe, il reste le champion indétrônable de la phrase qui achève. Bien sûr, ayant autant de chance qu’un chat noir passant sous une échelle un vendredi 13, c’est moi qui me le suis farcie en tant que binôme. Et de façon aussi certaine, mon VL n’a pas fait exception à la règle en me gratifiant d’une réplique qui restera dans les anales de la connerie profonde (attention, discours direct approximativement authentique) :

 

Moi, goudrasse style : – Oh là là, c’est pas facile de faire un garrot avec un si grand bout de tissu !

Lui, crétin des bois style : – C’est sûr, ça aurait été plus simple avec un string.

Moi, interloquée style : – (…)

 

Sur le coup, j’ai pensé que mon esprit mal tourné me faisait entendre des trucs pas nets. Mais non… le VL n’a peur de rien, c’est même à ça qu’on le reconnaît ! Alors messieurs, si jamais vous utilisiez cette technique pour draguer, je pense qu’il est inutile d’insister d’avantage : toute fille ayant un minimum de jugeotte vous prendra au mieux pour un looser, au pire pour un pervers.

 

Comme vous avez pu le constater plus haut, la forme est relativement peu attractive. Mais le fond est tout de même intéressant, et après tout c’est bien le plus important. Vous apprenez des astuces d’un exotisme torride, comme le fait qu’il faille mettre tout membre coupé dans un sac plastique, lui-même placé dans un récipient plein de glaçons (ayant donc toujours sur vous une super grosse glacière, au cas où un pote à vous perde inopinément sa jambe…), ou bien qu’il est inutile de faire un massage cardiaque à une personne décédée – avec explications détaillées sur comment savoir que ladite personne est morte –, ou encore une revue exhaustive de tous les petits symptômes de rien du tout qui cachent en fait des maladies hyper méga graves. Mais je ne vous en dis pas plus, vous n’avez qu’à passer votre brevet, bande de petits curieux.

 

Bienvenue dans le monde de Belle Lurette… ( et de ses expériences inédites !)

 

PS : Au fait, j’oubliais. Le brevet, je l’ai eu. Et pour le même prix je suis repartie avec un super bouquin plein de jolies images qui récapitule tout ce que la malcommode monitrice a tenté péniblement de nous inculquer pendant ces trois jours intensifs. Trop contente, quoi.

 

Source : http://www.starsealfl.com/cruella.jpg

 

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